La fillette au drapeau blanc – Tomiko Higa & Saya Miyauchi

IMG_0849Mon avis bref : Un petit bijou. Attention c’est un récit de guerre, ce n’est pas une lecture facile.  

L’histoire :  Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est entré en guerre depuis quelque temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et… Désormais, il lui faudra survivre…
Survivre, envers et contre tout !!

Véritable manga-témoignage, La Fillette au drapreau blanc rappelle avec force et violence les horreurs de la guerre, mais aussi qui en sont les premières victimes. Sans détourner les yeux, Saya Miyauchi nous livre pourtant une histoire porteuse d’espoir.

Mon avis moins bref :

Ce manga c’est N. qui l’a repéré dans les nouveautés et qui m’a fait savoir que ça pourrait me plaire et que c’était une autrice. J’ai regardé de quoi il s’agissait et oui ça pouvait me plaire et ce n’était pas une mais deux autrices !

En effet « La fillette au drapeau blanc » est l’adaptation en maga du roman auto-biographique du même nom de Tomiko Higa.

Je l’ai commencé un dimanche après-midi enroulé dans mon plaide et je l’ai fini le même dimanche après-midi toujours dans mon plaide, avec les yeux et les joues humides. Je l’ai dévoré.

Tomiko Higa nous raconte son périple dans la campagne d’Okinawa durant les bombardement de l’île en 1945. Elle avait 6 ans. Nous suivons donc  le parcours de réfugiée et la lutte pour survivre d’une petite fille.

Ce récit est dure.

Je n’ai pas lu le roman d’origine, je ne peux donc par réellement parler de la plume de Tomiko Higa. Mais j’ai trouvé l’adaptation en manga de son histoire par Saya Miyauchi  bien écrite, bien rythmé et touchante.

La mangaka ne détourne pas les yeux, elle nous montre en image la violence, la dureté, l’horreur et la mort qu’est la guerre. Beaucoup des plans de la dessinatrices se focalisent sur les visages, sur lesquels nous voyons défiler les émotions. Saya Miyauchi joue avec le découpage des planches pour retranscrire le rythme, la violence et la soudaineté des attaques, des bombes et des balles.

Des photos viennent de temps en temps s’incruster das les planches, pour nous rappeler que « oui cette histoire n’est pas une fiction ».

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Pour moi ce manga est une pépite. Oui, il est dur et violent, en même tant qu’attendre d’un récit auto-biographique, historique d’une enfant fuyant la guerre ? Mais il est touchant et reste plein d’espoir. (Il nous fait à la fois perdre et gagner fois en l’humanité)

C’est un récit qui nous rappel la réalité de la guerre, la réalité pour les civils, pour les familles, les enfants… Enfin ce récit à beau être historique, sachez que je lui ai trouvé un fort goût d’actualité.

Ce livre vous tente ?  Il est peut être dispo chez votre libraire : ici

Warning : Violence physique (armes blanches et armes à feux), morts (nombreux dessins de cadavres)… C’est un récit de guerre, vous êtes prévenu.e.s.

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